Depuis le lancement de l’opération zéro koulouna par la direction générale de la Sécurité présidentielle (dgsp) et de sa tournure dans le Pool, à Brazzaville les populations redoutent que cette violence déferle dans leur ville. Chat échaudé craint même l’eau froide, dit un adage populaire.
« Dans notre pays, les choses commencent toujours par des violences à l’intérieur du pays. On se souvient des événements d’Owando qui ont abouti à la guerre du 5 juin. Les événements de 1998 ont commencé dans le Pool avec l’affaire des cultivateurs du chanvre, puis Brazzaville a été secoué par la suite. Donc, ce qui se passe dans le Pool, à Mindouli et Mayama ne nous rassure pas », dit Albert, un habitant de Bacongo, 2e arrondissement de Brazzaville.
« Nous n’aimerons plus abandonner nos maisons, parce que les ex-combattants Ninjas, quand ils se sentiront acculés, risquent de créer des situations pour perturber Brazzaville », s’inquiète pour sa part Fidèle Bazebizondza, un autre habitant, vivant à Makélékélé, 1er arrondissement de Brazzaville.
Des informations font état de l’action de la direction de la sécurité présidentielle (Dgsp) dans les locaux de Frédéric Bintsamou, alias Ntumi, président de la conseil national des républicains (CNR), dans le Pool. Le communiqué, publié le 7 octobre par cet dernier, n’augure rien de bien pour les populations de Brazzaville.
Le communiqué du CNR évoque les actions commencées depuis le 26 septembre et celles du 2 octobre en rappelant les bombardements des sites de Mounkala et Mihété survenus de janvier à février 2026. La survenance des évènements est mise à l’actif de la DGSP.
Jusque-là, aucune autorité militaire ou gouvernementale ne mentionne les violences dans le Pool. Pour l’harmonisation de la parole avec les actes, il serait judicieux que le gouvernement veille à la préservation des acquis de la paix, crédo cher au Président de la République, qui se présente comme le garant de la paix au Congo.
Le Congo a trop souffert des violences qui ne font pas avancer le pays. Les populations souhaitent que les parties concernées dans la préservation de la paix mettent tout en œuvre pour que le Congo tourne définitivement le dos à la violence. « Les cœurs doivent être apaisés en allant aux prochaines échéances électorales », confie Daniel Ntélani, vivant à Ouenzé, 5e arrondissement de Brazzaville.