Le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Jean-Jacques Yhomby‑Opango a annoncé, le 3 septembre à Brazzaville qu’il a quitté la présidence de ce parti. Il a précisé que le RDD appartient à ses militants.

« J’ai décidé de quitter mes fonctions de président du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement. Cette décision n’est ni un geste d’humeur, ni un reniement, ni une rupture avec notre histoire », a indiqué Jean‑Jacques Yhomby‑Opango, lors d’une conférence de presse.

« Le RDD appartient à ses militants. Il appartient à celles et ceux qui croient en ses valeurs, qui font vivre son histoire et qui portent son avenir. C’est donc à ses militants qu’il revient, dans le respect de nos textes, de déterminer souverainement la voie qu’il souhaite lui donner », a-t-il poursuivi.

Jean‑Jacques Yhomby‑Opango a pris cette décision après avoir fait une longue réflexion sur le fonctionnement de son parti, de la nation et de la politique. « Persister dans les mêmes méthodes tout en espérant des résultats différents ne saurait nous conduire au changement auquel nous aspirons. Si nous voulons obtenir des résultats nouveaux, nous devons avoir le courage de penser autrement, d’agir autrement et surtout de nous remettre nous-mêmes en question, car nous ne pouvons pas demander au Congo de changer si nous refusons nous-mêmes d’interroger nos méthodes, de faire évoluer nos pratiques et d’accomplir notre propre transformation. Le changement que nous appelons de tous nos vœux pour le Congo doit commencer par nous-mêmes », a-t-il dit.

Jean‑Jacques Yhomby‑Opango a souhaité une restructuration de l’opposition pour qu’elle soit en mesure de gagner une bataille politique bien structurée. « Si l’opposition congolaise veut véritablement préparer l’avenir, elle doit se structurer durablement, assurer un financement transparent et régulier de ses activités, former une nouvelle génération de responsables et maintenir une présence politique permanente sur le terrain. Elle doit surtout replacer le projet avant les personnes », a-t-il conclu.